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<title>Awa</title>
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<description>Le souvenir a le même pouvoir que l'écriture. (Amélie Nothomb)</description>
<language>fr</language>
<copyright>Copyright &amp;copy; 2005 NoxBlog.com </copyright>
<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 02:08:28 +0100</pubDate>
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<title>Awa - NoxBlog.com</title>
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<item>
<title>Evocation rendue le 1.02.08</title>
<description><![CDATA[<span style="font-family: Arial"><font size="3"></font></span><span style="font-family: Arial"><font size="3">
<p align="center">
<span>&quot;L&rsquo;absence est une ride du souvenir.</span> <span><font size="4"><font size="3">C&rsquo;est la douceur d&rsquo;une caresse, un petit po&egrave;me oubli&eacute; sur la table.&quot;</font> </font></span>
</p>
<p align="right">
<font size="2"><span><span style="font-family: Arial"><span>&nbsp;</span>(T. Ben Jelloun)</span></span> </font>
</p>
<p align="left">
<font size="2"><span style="font-family: Arial">Assise sur le rebord de la fen&ecirc;tre ouverte, en cette fin d&rsquo;apr&egrave;s-midi d&rsquo;automne, je sens le souffle frais du vent qui fr&ocirc;le ma joue, me rappelant la caresse h&eacute;sitante d&rsquo;un amant timide.</span> </font>
</p>
</font></span>
<p>
<font size="2"><span style="font-family: Arial">Je le regarde entra&icirc;ner les feuilles mortes dans une ronde, les faire virevolter, autour du vieux ch&ecirc;ne du jardin, seul t&eacute;moin in&eacute;branlable de ma vie, pilier solide aux pieds duquel je suis libre de construire d&rsquo;&eacute;ph&eacute;m&egrave;res cabanes, que je dois ensuite accepter de voir plier sous la pression, parfois l&eacute;g&egrave;rement trop forte, des intemp&eacute;ries.</span> </font>
</p>
<span style="font-family: Arial"></span>
<p>
<font size="2"><span style="font-family: Arial">La danse a&eacute;rienne de ces feuilles aux couleurs chatoyantes ravive en moi l&rsquo;agr&eacute;able souvenir de nos chaudes soir&eacute;es d&rsquo;&eacute;t&eacute; o&ugrave; nous parlions, jusqu&rsquo;&agrave; une heure avanc&eacute;e, &agrave; la lueur dor&eacute;e des flammes des bougies, et remplit mon c&oelig;ur d&rsquo;une tendresse &agrave; peine teint&eacute;e d&rsquo;une douce tristesse.</span> </font>
</p>
<span style="font-family: Arial"></span>
<p>
<span style="font-family: Arial"><font size="2">Je ferme les yeux, un instant, et me laisse emporter par la vague des images de ce temps d&eacute;sormais r&eacute;volu, que j&rsquo;oublie parfois, mais auquel je repenserai toujours avec joie. </font></span>
</p>
<span style="font-family: Arial"></span>
<p>
<font size="2"><span style="font-family: Arial">Les coins de ma bouche se soul&egrave;vent, dressant l&rsquo;&eacute;bauche d&rsquo;un sourire serein sur mon visage, et soulignant les sillons, signes de sagesse, que la vie a creus&eacute;s sur mon front.</span> </font>
</p>
<span style="font-family: Arial"></span>
<p>
<font size="2"><span style="font-family: Arial">Sur l&rsquo;&eacute;tag&egrave;re, gliss&eacute; entre deux pages de l&rsquo;album photo, repose le dernier vestige de l&rsquo;ancienne fusion de nos &acirc;mes, aujourd&rsquo;hui d&eacute;sunies&nbsp;: les ultimes paroles que tu m&rsquo;avais adress&eacute;es, sous la jolie forme d&rsquo;un petit po&egrave;me d&rsquo;au revoir, de nombreuses ann&eacute;es auparavant, en ce matin printanier o&ugrave; le soleil peinait &agrave; percer l&rsquo;&eacute;paisseur des nuages, mais o&ugrave; les fleurs embaumaient l&rsquo;atmosph&egrave;re de leur d&eacute;licat parfum et o&ugrave; les oiseaux la r&eacute;chauffaient de leurs m&eacute;lop&eacute;es enjou&eacute;es.</span> </font>
</p>
<span style="font-family: Arial"></span>
<p>
<font size="2"><span style="font-family: Arial">Dehors, la brise l&eacute;g&egrave;re est retomb&eacute;e, permettant aux feuilles de retrouver tranquillement leur place sur le sol. A leur image, mes souvenirs regagnent, peu &agrave; peu, leur emplacement dans l&rsquo;&eacute;pais volume de ma m&eacute;moire.</span> </font>
</p>
<span style="font-family: Arial"></span>
<p>
<font size="2"><span style="font-family: Arial">Une fois cet imposant recueil r&eacute;organis&eacute;, je le saisis de mes mains, encore imperceptiblement tremblantes d&rsquo;&eacute;motion, et le range &agrave; c&ocirc;t&eacute; des autres ouvrages qui composent ma vie et l&rsquo;alimentent.</span> </font>
</p>
<span style="font-family: Arial"></span>
<p>
<font size="2"><span style="font-family: Arial">Mon c&oelig;ur est paisible, mon visage radieux. Je ressens un sentiment de bien &ecirc;tre que plus rien ne perturbe. Je sais que je peux d&eacute;sormais songer au pass&eacute; avec s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, n&rsquo;&eacute;prouvant plus que l&rsquo;once d&rsquo;une m&eacute;lancolie ayant la d&eacute;licatesse de l&rsquo;affectueuse main qui effleurait ma peau de ses fins doigts gant&eacute;s de la plus douce des soies...</span> </font>
</p>
<p>
<span style="font-family: Arial"><font size="2"></font></span>
</p>
<p align="right">
<span style="font-family: Arial"><font size="2">&nbsp;Awa</font></span> 
</p>
]]></description>
<link>http://awa.noxblog.com/article-3.html</link>
<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 21:25:46 +0100</pubDate>
</item>
<item>
<title>Evocation rendue le 30.11.07</title>
<description><![CDATA[<p align="center">
<span><font size="3">&nbsp;&quot;Quand tu aimes, il faut partir&quot;</font></span> 
</p>
<p align="right">
<font size="3"><span></span></font><font size="2"><span>(Blaise Cendrars)</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>La nuit froide et &eacute;paisse m&rsquo;englobe, moi, ch&eacute;tif papillon. Perdu, seul au milieu de cette immensit&eacute; noire mouchet&eacute;e de quelques maigres lueurs incertaines, je me sens attir&eacute;, tel le navigateur &eacute;puis&eacute; qui aper&ccedil;oit enfin la terre promise, par l&rsquo;&eacute;clat accueillant de la flamme dansante du feu encore lointain.</span> </font>
</p>
<p>
<span></span><font size="2"><span>A coups de petits battements d&rsquo;ailes furtifs, je m&rsquo;approche lentement de cette attractive lumi&egrave;re dont la douce clart&eacute; illumine l&rsquo;oppressante noirceur du ciel, cette providentielle sauveuse envoy&eacute;e pour m&rsquo;arracher aux flots trop tranquilles de la mare d&rsquo;&eacute;b&egrave;ne sur laquelle je vogue, abandonn&eacute; &agrave; moi-m&ecirc;me, depuis si longtemps.</span> </font>
</p>
<p>
<span></span><font size="2"><span>Arrivant au terme de ma qu&ecirc;te et pouvant presque fr&ocirc;ler mon but, je prends, soudain, conscience de l&rsquo;aspect inqui&eacute;tant de l&rsquo;objet de mon d&eacute;sir dissimul&eacute; jusqu&rsquo;alors. A ses pieds, les corps inertes de tous les inconscients, n&rsquo;ayant pas su r&eacute;sister aux aguichants clins d&rsquo;&oelig;il que leur adressait la chaude flamme dor&eacute;e, jonchent le sol.</span> </font>
</p>
<p>
<span></span><font size="2"><span>Tout &agrave; coup, la peur m&rsquo;assaille. Vais-je, moi aussi, succomber &agrave; la tentation, incapable de r&eacute;sister &agrave; mon envie de toucher au paradis, ne serait-ce qu&rsquo;un instant, avant de descendre en enfer&nbsp;? Ne suis-je que le perdant pr&eacute;destin&eacute; de ce jeu dangereux dans lequel je me suis engag&eacute; malgr&eacute; moi&nbsp;? Le pion, sans volont&eacute;, pr&ecirc;t &agrave; se faire manger, docilement, par la calculatrice reine du camp adverse qui ne veut que ma perte&nbsp;?</span> </font>
</p>
<p>
<span></span><font size="2"><span>La reine en question, dont l&rsquo;apparente chaleur dissimule un c&oelig;ur glacial, ondule langoureusement et use de ses charmes pour m&rsquo;app&acirc;ter. Pouss&eacute; par mes sens, comme le loup affam&eacute; vers la blanche brebis, je suis &agrave; deux doigts de c&eacute;der &agrave; ses avances pressantes.</span> </font>
</p>
<p>
<span></span><font size="2"><span>Je ne suis qu&rsquo;un &ecirc;tre comme tous les autres, soumis aux lois divines de la nature, guid&eacute; par des &eacute;l&eacute;ments ind&eacute;pendants de ma volont&eacute;. Mais ne suis-je que leur pantin articul&eacute;&nbsp;? Les bataillons au service de ma raison t&eacute;moignent du contraire.</span> </font>
</p>
<p>
<span></span><font size="2"><span>A cet instant, un combat int&eacute;rieur entre conscience et instinct s&rsquo;engage. Les puissances &eacute;gales des deux forces en pr&eacute;sence rendent le d&eacute;nouement de la bataille incertain. Attirance et r&eacute;pulsion se confondent dans un furieux corps &agrave; corps dont l&rsquo;issue d&eacute;terminera mon sort. La premi&egrave;re semble, tout d&rsquo;abord, prendre le dessus, mais, au moment o&ugrave; sa victoire semble certaine, sa rivale, &agrave; l&rsquo;air r&eacute;sign&eacute;, la prend par surprise et lui ass&egrave;ne un coup fatal.</span> </font>
</p>
<p>
<span></span><font size="2"><span>Ayant retrouv&eacute; mes esprits, je m&rsquo;&eacute;loigne promptement du d&eacute;mon, au costume d&rsquo;ange, dont la main de fer gant&eacute;e de velours &eacute;tait sur le point de saisir ma fr&ecirc;le enveloppe de l&eacute;pidopt&egrave;re.</span> </font>
</p>
<p>
<span></span><span><font size="2">Un peu plus loin, forc&eacute; de m&rsquo;arr&ecirc;ter pour reprendre mon souffle, j&rsquo;observe, &agrave; distance, la sinistre &eacute;l&eacute;gance, qui continuera &agrave; captiver des centaines d&rsquo;&eacute;gar&eacute;s, de la t&eacute;n&eacute;breuse d&eacute;esse qui aurait pu m&rsquo;offrir un bref instant d&rsquo;extase, avant de me prendre mon c&oelig;ur et d&rsquo;abandonner ma carcasse inhabit&eacute;e au milieu de la ruine de ses d&eacute;sirs pass&eacute;s. </font></span>
</p>
<p>
<span></span><font size="2"><span>Je m&rsquo;impr&egrave;gne encore, quelques secondes, de la majestueuse image de la flamme ondoyante, puis, je reprends ma route, ne gardant que le douloureux souvenir de ce qui fut ma plus grande faiblesse.</span><span>&nbsp;</span> </font>
</p>
<p align="right">
<span></span><span style="font-family: Gautami"><font size="2">Awa</font></span> 
</p>
]]></description>
<link>http://awa.noxblog.com/article-2.html</link>
<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 20:45:49 +0100</pubDate>
</item>
<item>
<title>Nouvelle rendue en 2006</title>
<description><![CDATA[<p align="center">
<font size="3"><span>&nbsp;</span><span>&quot;Destins crois&eacute;s&quot;&nbsp;</span></font> 
</p>
<p>
<font size="2"><span>Gare de Boston, lundi 22 octobre 2007, 6h12&nbsp;: un sans-abri aux pantoufles &agrave; carreaux dort sur l&rsquo;escalier, un architecte en costard tr&egrave;s classe va travailler, une jolie femme v&ecirc;tue d&rsquo;une robe l&eacute;g&egrave;re s&rsquo;appr&ecirc;te &agrave; prendre le train pour New-York, et un homme d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;, tenant &agrave; la main un sac en plastique rempli d&rsquo;une plaque de chocolat et de 6 bouteilles de bi&egrave;re, se tient le front en soupirant. Ces quatre personnes ne se connaissent pas et ne font pas attention les unes aux autres, pourtant dans quelques minutes, leur destin sera &agrave; jamais li&eacute;. Mais pour l&rsquo;heure, elles ne se soucient que de cette nouvelle semaine qui commence.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Jean-Baptiste Grimbert est Fran&ccedil;ais et a fait des &eacute;tudes litt&eacute;raires. Il y a trois ans, il a quitt&eacute; son poste d&rsquo;&eacute;diteur &agrave; Paris pour venir s&rsquo;installer aux Etats-Unis, car il s&rsquo;&eacute;tait vu proposer un poste dans une grande maison d&rsquo;&eacute;dition bostonienne.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Trois ans plus t&ocirc;t, Jean-Baptiste abandonne donc son emploi &agrave; Paris pour recommencer une nouvelle vie &agrave; Boston. D&egrave;s son arriv&eacute;e, sa situation s&rsquo;am&eacute;liore consid&eacute;rablement. Son salaire est deux fois plus &eacute;lev&eacute; qu&rsquo;avant, et il m&egrave;ne une vie confortable dans un bel appartement lumineux situ&eacute; dans un quartier tranquille. Jean-Baptiste n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; aussi heureux, il aime l&rsquo;ambiance et la culture de cette ville et s&rsquo;adapte tr&egrave;s vite au mode de vie am&eacute;ricain. Malheureusement, le bonheur n&rsquo;est pas &eacute;ternel, et deux ans et demi plus tard, Jean-Baptiste voit sa vie prendre un nouveau virage.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>F&eacute;vrier 2007, la maison d&rsquo;&eacute;dition o&ugrave; travaille Jean-Baptiste est en d&eacute;ficit, la pression de la concurrence devient trop forte et les clients se rar&eacute;fient. L&rsquo;entreprise tente de diminuer les frais, mais les dettes continuent de s&rsquo;accumuler et l&rsquo;entreprise finit par devoir fermer ses portes le 13 avril.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Du jour au lendemain, Jean-Baptiste se retrouve &agrave; la porte, avec des charges qu&rsquo;il ne peut plus assumer et la g&eacute;rance de son appartement le met dehors. Nous sommes le 16 juin, Jean-Baptiste est effondr&eacute;, il n&rsquo;a plus de travail, plus de logement et plus d&rsquo;argent.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Aujourd&rsquo;hui, il r&eacute;ussit &agrave; se nourrir gr&acirc;ce &agrave; la compassion des passants et &agrave; quelques petits jobs passagers, mais ses maigres &eacute;conomies ne lui permettent pas de retrouver un appartement et il doit, chaque jour, trouver un nouvel endroit o&ugrave; passer la nuit. La seule chose qui le raccroche encore &agrave; la vie, c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;criture. Il tra&icirc;ne partout son petit calepin rouge, et s&rsquo;inspire de son entourage pour raconter de petites nouvelles. Il esp&egrave;re qu&rsquo;un jour, il trouvera quelqu&rsquo;un pour les publier, et qu&rsquo;il pourra, ainsi, remonter la pente et retrouver une situation correcte.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>John McHale m&egrave;ne une petite vie bien rang&eacute;e. Il occupe, depuis quatre ans maintenant, un poste important dans un cabinet d&rsquo;architectes r&eacute;put&eacute;, il prend le train chaque matin &agrave; 5h37 pour se rendre sur le lieu de son travail, et le reprend chaque soir &agrave; 18h04 pour regagner son appartement &agrave; l&rsquo;autre bout de la ville. John habite avec sa femme Jessica dans un 6 pi&egrave;ces spacieux et moderne situ&eacute; dans un quartier tr&egrave;s pris&eacute;. Il est tr&egrave;s heureux en m&eacute;nage et envisage d&rsquo;avoir des enfants, deux, une fille et un gar&ccedil;on si possible. Il fait 1h de jogging avec son labrador tous les dimanches matin et mange une entrec&ocirc;te tous les dimanches midi. Sa femme lui cuisine de bons petits plats, lui repasse ses chemises, s&rsquo;occupe de garder l&rsquo;appartement en ordre et lui fait l&rsquo;amour quand il en a envie, sans jamais se plaindre. John a donc le kit complet de la famille parfaite.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Meryl Brandon a 21 ans, un corps qui ferait saliver d&rsquo;envie de nombreuses femmes et un visage de porcelaine encadr&eacute; par une tignasse &eacute;paisse de cheveux noirs. Elle travaille dans le mannequinat depuis maintenant deux ans, et elle d&eacute;croche quelques contrats int&eacute;ressants avec de grandes marques. Mais, malgr&eacute; son succ&egrave;s naissant, Meryl reste la m&ecirc;me personne. Elle a toujours &eacute;t&eacute; une fille simple, discr&egrave;te, souriante et &agrave; l&rsquo;&eacute;coute des autres, et son travail n&rsquo;y change absolument rien. Elle continue d&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s proche de sa famille et de ses amis qui restent sa priorit&eacute;.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Aujourd&rsquo;hui, Meryl doit se rendre &agrave; New-York pour la semaine, afin de faire une s&eacute;rie de s&eacute;ances photos pour son book. Elle n&rsquo;est pas emball&eacute;e &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de devoir passer toute une semaine loin de son compagnon qu&rsquo;elle voit d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s peu, mais elle esp&egrave;re qu&rsquo;elle pourra bient&ocirc;t prendre une semaine de vacances pour partir avec lui aux Bahamas.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Robert Brashares a le moral dans les chaussettes depuis que sa femme Ann l&rsquo;a quitt&eacute;, il y a deux mois de cela. Leur couple battait de l&rsquo;aile depuis quelques temps d&eacute;j&agrave;, mais Robert pensait pouvoir r&eacute;parer les pots cass&eacute;s et repartir du bon pied. Ann n&rsquo;&eacute;tait apparemment pas de son avis, et elle avait d&eacute;cid&eacute; de mettre fin &agrave; leur relation et de demander le divorce.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Robert a 54 ans. Il avait &eacute;pous&eacute; Ann quand il en avait 33 et pensait finir sa vie avec elle. Ils avaient eu trois enfants de leur mariage&nbsp;: deux filles de 19 et 17 ans, Lisa et Carol, et un gar&ccedil;on de 15 ans, Peter. D&eacute;sormais, Ann habite &agrave; Washington avec les trois enfants et Robert ne les voit plus qu&rsquo;un week-end par mois. Il ne supporte pas l&rsquo;id&eacute;e de vivre loin d&rsquo;eux et pleure chaque soir au moment o&ugrave; il doit se coucher dans le lit qu&rsquo;il a partag&eacute; avec sa femme pendant 20 ans.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Depuis que sa famille est partie, Robert ne prend plus soin de lui, il fonctionne comme un automate et n&rsquo;a plus go&ucirc;t &agrave; la vie. Avant, il mettait un soin particulier &agrave; choisir sa tenue tous les matins, maintenant, il enfile le premier pantalon et la premi&egrave;re chemise venus et il fait la lessive le moins possible. Il ne sort de chez lui que pour aller travailler (il est programmeur dans une bo&icirc;te d&rsquo;informatique) et il mange mal. Il se nourrit exclusivement de plats &agrave; r&eacute;chauffer et de conserves et il n&rsquo;ach&egrave;te plus le moindre aliment frais. Il ne rend plus visite, ni &agrave; sa famille, ni &agrave; ses amis, ne r&eacute;pond plus au t&eacute;l&eacute;phone et voit la mort comme une d&eacute;livrance.</span> </font>
</p>
<p>
<font size="2"><span>Gare de Boston, lundi 22 octobre 2007, 6h14&nbsp;: un kamikaze entre dans le hall de la gare et, 30 secondes plus tard, une d&eacute;tonation retentit. L&rsquo;explosion tue au passage les quatre personnes pr&eacute;sentes sur les lieux&nbsp;: Jean-Baptiste Grimbert, John McHale, Meryl Brandon et Robert Brashares. Ces quatre &ecirc;tres qui ne se connaissaient ni d&rsquo;Eve, ni d&rsquo;Adam, et qui n&rsquo;avaient rien en commun, virent donc leur route se terminer au m&ecirc;me moment, en ce jour d&rsquo;octobre qui commen&ccedil;ait pourtant comme tous les autres.</span> </font>
</p>
<span></span>
<p align="right">
<span><font size="2">Awa</font></span> 
</p>
]]></description>
<link>http://awa.noxblog.com/article-1.html</link>
<pubDate>Tue, 19 Feb 2008 20:15:43 +0100</pubDate>
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